A15 : ça roule un peu mieux sur le Viaduc de Gennevilliers

Après une troisième voie de circulation remise en service le 5 décembre dernier, le trafic autoroutier se fluidifiera encore sur le viaduc enjambant la Seine entre Gennevilliers et Argenteuil avec la réouverture de la quatrième et dernière file en mars prochain.

Le pire est passé pour la galère du Viaduc de Gennevilliers. Un peu moins d’un an après l’effondrement d’une partie d’un mur de soutènement du pont autoroutier, l’A15 retrouvera le mois prochain toutes ses voies de circulation dans le sens Province – Paris. Des milliers d’usagers quotidiens, particuliers et acteurs économiques de cet axe autoroutier stratégique menant à la capitale ont été très impactés depuis le coup de tonnerre de l’effondrement survenu en mai 2018 avec des embouteillages à rallonge monstrueux et récurrents et des pertes financières pour les entreprises. Mais heureusement le bout du tunnel n’est plus très loin.

Marie-Christine Cavecchi, la Présidente du Conseil Départemental du Val d’Oise et première adjointe au Maire, est notamment à l’origine de la création, le 27 juin 2018, du Comité de défense des riverains et des usagers de l’A15 pour la réouverture du viaduc. « Nous avons voulu rendre la gestion de ce dossier la plus transparente possible, explique Marie-Christine Cavecchi. Les services routiers du Département ont, dès le début du problème, apporté toute l’aide possible. Je suis satisfaite de la coopération, de la vigilance, de la précision des équipes de l’État mises en œuvre depuis juillet dernier, pour faire avancer les travaux au plus vite. Mais la préparation du chantier n’a pu commencer qu’en septembre après une période d’analyses et d’études techniques qui nous a paru très très longue et un appel d’offres extrêmement resserré dans le temps et très contraignant. » M. le Préfet et la Direction des Routes d’Île de France ont alors échangé régulièrement des informations avec nous.

Pour assurer une livraison sûre et la plus rapide possible du chantier, trois entreprises ont en effet été retenues ensemble mais avec leurs compétences respectives pour remettre en état le mur de soutènement construit en terre armée. Les travaux consistent pour le refaire, à mettre en place des écailles préfabriquées pesant chacune 500 kg et à fixer celles-ci avec des clous de 16 mètres de long. Pour cela, les trois entreprises réunies sur le chantier ont dû faire face à des exigences techniques très lourdes avec notamment un terrain des opérations très en pente et la proximité en contrebas d’une route, de la voie ferrée et de la Seine. Afin que les étapes de fin de travaux soient respectées, des indemnités financières très lourdes avec des délais de livraison très serrés ont été imposées par l’État. Dans un premier temps, afin de pallier au dénivelé trop important, le talus a été renforcé par un mur en béton, en octobre, pour accueillir les engins de chantier. Pour libérer la troisième voie de circulation, en décembre dernier, les files ont été rétrécies et un radar limitant la vitesse à 70 puis 50 km/h a été mis en place afin d’assurer la sécurité des automobilistes ainsi que celle des ouvriers travaillant sur place. Si, depuis ces désordres dus à des infiltrations d’eau importantes, l’État a vérifié tous les ouvrages d’art du réseau routier national non concédé partout en France, Marie-Christine Cavecchi promet que « le Comité de défense des riverains et des usagers de l’A15 pour la réouverture du viaduc continuera à rester vigilant ».

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