Ils assurent la sécurité dans notre commune

Depuis le 1er janvier, la Brigade Anti-incivilités arpente les rues de Franconville. Cette unité spéciale est composée de six agents dont les missions se concentrent désormais sur la lutte contre les mauvais comportements.

Déjections canines, jets de mégots ou de déchets dans la rue, crachats, épanchements urinaires… Les infractions et ces autres incivilités constatées sur la voie publique sont désormais sanctionnées par les six agents de cette nouvelle brigade. Rattachés à la Police municipale, ces agents de surveillance de la voie publique interviennent pour que le cadre de vie partagé soit respecté par tous. Leurs missions sont multiples. Ils sont chargés de lutter contre les incivilités dans l’espace public. Le règlement sanitaire départemental, le code de la santé publique, de l’environnement, de la voirie seront appliqués conformément aux dispositions régissant l’occupation du domaine public. Déjections canines et affichage sauvage et illégal sont aussi dans le viseur de la nouvelle brigade.

Mais ce n’est pas tout. L’unité participe à la surveillance et au contrôle des zones de stationnement. Elle constate et verbalise les infractions relatives aux arrêts, stationnements gênants, abusifs et interdits ainsi que celles relatives au défaut d’apposition du certificat d’assurance valide sur le véhicule.

En cas de constat d’infraction dépassant ses compétences, elle alerte le service de la Police Municipale qui prend alors le relai. « Depuis le début du coronavirus, on voit de plus en plus d’incivilités, les masques jetés sur la voie publique sont une horreur, souligne Patrick Boullé Adjoint au maire. Ces déchets s’ajoutent aux mégots, aux crachats et aux dépôts sauvages. Il fallait agir et mettre des moyens en œuvre spécifiquement contre ça car les agents de la police municipale sont déjà sur tous les fronts. » Et si jeter son masque par terre est une incivilité, ne pas le porter aussi. Chaque jour, une quinzaine de verbalisations au moins sont effectuées pour non-port du masque.

Depuis avril 2017, une brigade motorisée est mobilisée 7/7 jours dans les différents quartiers de la ville. Constituée de quatre agents de police municipale, cette unité intervient lorsqu’une infraction au code de la route est constatée. « À l’origine, cette brigade a été créée pour lutter contre les rodéos sauvages. Les motos sont plus adaptées pour intercepter les délinquants. Question mobilité, nous ne sommes pas limités, nous passons partout en tout temps et en tous lieux. La circulation de véhicules non-homologués est un délit, rappelle Patrick Boullé. Notre présence a eu un impact psychologique énorme dès ses débuts sur les adeptes de cette pratique illégale et dangereuse. »

Chiffres en baisse

Chaque année, les chiffres baissent sur ce genre de délits. Aujourd’hui, l’attention est portée sur le respect du code de la route. Pour rappel, depuis le 22 mai 2020, toute infraction cumulée avec le portable tenu en main est passible d’une suspension immédiate du permis qui peut aller jusqu’à 6 mois avec le retrait de 6 points du permis et une amende conséquente. « Et tout dispositif susceptible d’émettre un son à l’oreille est passible de la même sanction qu’un portable tenu en main, c’est-à-dire trois points en moins sur le permis et 135 € d’amendes. »

Depuis sa mise en place, la brigade motorisée fait également passer le permis piéton pour les élèves de CE2. « Dès que les conditions le permettront, nous voulons mettre en place des opérations pédagogiques, notamment des rencontres pour informer sur les évolutions de la sécurité routière », indique Patrick Boullé.

Le rôle de la nouvelle brigade passe également par la prévention et la sensibilisation. Ses agents doivent en effet assurer aussi une mission d’information auprès des administrés sur les règles d’usages de l’espace public en matière d’infractions aux règlements de collectes et à l’élimination des déchets. Ils transmettent également tous dysfonctionnements constatés sur la voie publique et informations portées à leur connaissance auprès des services municipaux compétents. À l’instar des autres brigades mobilisées sur le terrain, les agents de la brigade ant-incivilités rédigent des rapports liés à l’activité et les transmettent par la suite (rapports d’interventions, procès-verbaux…). Cette brigade participe aussi au bon déroulement des festivités organisées par la ville. Ainsi, elle vient renforcer le travail des autres unités spécialisées qui œuvrent chaque jour pour la sécurité et la tranquillité des habitants. Parce que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

Brigade équestre : bilan après deux ans d’activité

Véritable police de proximité, la brigade équestre présente dans les rues de Franconville depuis mai 2018 assure elle aussi la sécurité dans chaque quartier et dans les espaces verts de la commune. Cette unité est composée de quatre agents de police municipale, d’un agent de surveillance de la voie publique et de Clip, Dakota et Enzo, les trois chevaux dressés spécialement pour les missions. Ces animaux sont un bon vecteur de communication et permettent aux agents qui les montent de voir loin. Sécurité routière, surveillance des manifestations communales, opération Tranquillité Vacances, lutte contre les cambriolages ou le stationnement anarchique. La brigade équestre a de nombreuses missions. « L’avantage d’être à cheval est qu’on a une position haute, c’est un atout pour la prévention contre les cambriolages, relève l’élu. En même temps, les gens vont facilement prendre contact avec nous pour se rapprocher d’abord du cheval puis de l’agent à qui ils se confient plus naturellement et simplement sur les problèmes qu’ils peuvent avoir ou rencontrer dans leur quartier. » Et s’il a ce côté sympathique, le cheval et ses 500 kilos sont en même temps dissuasifs.

Les agents équestres interviennent également dans les écoles tout au long de l’année. L’occasion de présenter le métier et de créer un lien avec la jeune génération. « Nous montrons à ces adultes de demain que la profession ne se résume pas à la répression. Nous sommes avant tout là pour leur sécurité », explique l’élu.

Sécurité routière 

L’unité en profite pour donner des conseils pour se déplacer sans danger en tant que piétons. Les agents de cette brigade ont pour projet de se rapprocher des personnes âgées notamment celles qui sont isolées. En lien avec le CCAS, ils donnent des conseils pour éviter toutes les situations à risque (vol à l’arraché, arnaque, cambriolage, les dangers d’internet …).

VOTRE AVIS SUR…

Qu’attendez-vous de la brigade anti-incivilités ?

Layssa 27 ans

« C’est super qu’une telle brigade ait été mise en place, je n’étais pas au courant. C’est important d’avoir une ville où tout le monde se respecte et de renforcer la sensibilisation à ce niveau-là en rappelant aux gens de jeter leurs détritus à la poubelle ou de se garer de façon à ne pas gêner la circulation. »

Jean-Paul 63 ans

« Quand je vais promener le chien de ma fille, je ne m’étonne même plus de croiser des déjections un peu partout, ce serait bien de rappeler aux propriétaires de les ramasser au lieu de les laisser sur le trottoir, ça éviterait qu’on marche dedans. Et puis, ce serait mieux pour le cadre de vie. »

Nathalie 52 ans

« Dans mon quartier, c’est parfois très sale. Les gens jettent leurs déchets par les fenêtres et le bruit est un vrai problème. Certains mettent la musique à fond dans leur voiture et restent sur le parking en bas de chez moi. Parfois, des jeunes font péter des pétards le soir. On ne se sent pas en sécurité et ce serait bien que cette brigade puisse mettre fin à ces nuisances. »

Madeleine 68 ans

« J’habite à Franconville depuis longtemps et c’est une très bonne idée de lutter contre ce qui nuit à la tranquillité des habitants. J’aimerais que cette brigade mette fin aux nuisances sonores. Dans les quartiers, des groupes de jeunes se réunissent et ne se rendent pas compte du bruit qu’ils font. »

QUESTIONS À…

Patrick BOULLÉ : Adjoint au maire délégué à la Voirie, Régie voirie et à la Sécurité

Quelles sont les raisons qui ont motivé la création d’une telle brigade ? Les incivilités gagnent-elles du terrain ?

Malheureusement les incivilités sont en effet en recrudescence, et ce quelle qu’en soit leur nature : le stationnement anarchique, les nuisances sonores, les jets de déchets sur la voie publique (papiers, mégôts, canettes, paquets de cigarettes, déjections canines et maintenant masques), les dépôts sauvages,… Une campagne de sensibilisation a été lancée en 2019 et va être prochainement renouvelée. En parallèle, nous mettons en place des opérations de sensibilisation comme la journée au bois en lien avec le service des Espaces verts. Nos agents de Police Municipale n’ont de cesse de rappeler, notamment aux abords des écoles, que certains comportements nuisent à tous. Mais la prévention ne suffit plus pour endiguer ces incivilités. C’est pourquoi nous sommes malheureusement contraints de passer désormais à une phase plus répressive qui nous a conduits à lancer une brigade dédiée qui va traquer tous ces gestes qui nous pèsent tous. »

Quelles sont les incivilités les plus récurrentes et celles qui coûtent le plus cher à la collectivité ?

Toutes les incivilités nous coûtent cher ! Que ce soit en termes financiers mais également de qualité de vie, de sécurité, de tranquillité et de santé. Le bruit émis par une tondeuse passée le dimanche ou en dehors des heures réglementées, ou des travaux effectués au-delà de 19h30 en semaine peuvent impacter et gêner tout le voisinage. Les dépôts sauvages sont un très gros problème pour beaucoup de communes aujourd’hui et coûtent cher en terme d’enlèvement, de nettoyage et parfois de la dépollution qu’ils nécessitent. Mais il faut savoir que le seul coût du ramassage des déchets sur la voie publique est estimé à 500 000€ par an. C’est autant de budget qui n’est pas investi sur d’autres postes »

Certaines villes ont décidé d’installer des caméras anti-incivilités. Est-il possible à l’heure actuelle d’appréhender les contrevenants de cette manière-là à Franconville ?

À l’heure actuelle non mais, les services de l’agglomération Val Parisis travaillent actuellement pour que ce dispositif soit mis en place en septembre. Un tel outil nous permettrait de repérer et verbaliser instantanément par exemple un véhicule effectuant un dépôt sauvage, ou stationnant en pleine voie ou sur un passage piéton gênant ainsi la circulation des piétons et automobilistes. »

 

INFORMATIONS POLICE MUNICIPALE :

N’hésitez pas à nous contacter lorsque vous constatez une infraction, un délit, des nuisances diverses… Tous vos appels comptent et sont utiles.
Police Municipale à votre service 7 jours sur 7 – de 8h à 2h
01 34 44 04 80

Accueil du public au 9 rue d’Ermont – 95130 Franconville
Lundi, mardi, jeudi et vendredi : 8h-12h et 13h-16h45
Mercredi et samedi : 8h-12h

 Vidéoprotection : 24/24h

 

STATIONNEMENT GENANT ET INCIVILITÉS DANS LES COPROPRIÉTÉS :

La Police Municipale se tient à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches. Plus d’informations au 01 34 44 04 80

La Police Municipale exerce ses prérogatives sur le domaine public et ne peut donc pas verbaliser au sein d’une copropropriété privée non ouverte à la circulation (fermée par un portail). Seule la Police Nationale peut verbaliser et faire enlever un véhicule dans une résidence privée.

Il revient au « maître des lieux » de faire les démarches destinées à l’enlèvement du véhicule (code de la route, art. L325-12 et R325-47 à R325-52).
L’expression « maître des lieux » désigne aussi bien le propriétaire ou le copropriétaire de l’immeuble que le syndic (qui représente le syndicat des copropriétaires).

Si le propriétaire de la voiture est connu, il faut tout d’abord envoyer une mise en demeure au propriétaire du véhicule de le retirer sous 8 jours à réception de la lettre recommandée.

Une fois ce délai expiré, il est possible de contacter la Police Nationale avec le justificatif du courrier envoyé afin qu’elle procède à une mise en fourrière.

Lorsque le propriétaire de la voiture est inconnu, la procédure d’enlèvement peut également être enclenchée, avec cette fois, une demande d’identification auprès de la Police Nationale.

Dans ce cas, il revient à la Police Nationale d’envoyer la mise en demeure à l’auteur du stationnement gênant. Ensuite, la mise en fourrière peut être effectuée.

 

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