Lutte contre les incivilités : Le combat continue

Neuf mois après sa mise en place, la brigade anti-incivilités fait déjà ses preuves. Depuis le début de l’année, 2 092 procès-verbaux ont été dressés par ses agents. Pour rappel, cette unité a été créée afin de venir à bout de certains comportements notamment sur le stationnement.

La propreté d’une ville est primordiale pour préserver un cadre de vie sain. Les infractions et les autres incivilités constatées sur la voie publique sont désormais dans le viseur des six agents de la brigade incivilités.

Stationnement non-justifié sur une place PMR, stationnement en double-file, stationnement sur les espaces verts, véhicules ventouses, stationnements sur les trottoirs et passages piétons… Depuis le mois de janvier, les six agents qui composent la brigade anti-incivilités sillonnent les rues de Franconville pour lutter contre ces incivilités.

 « L’objectif est de sensibiliser et responsabiliser les automobilistes à partager l’espace public, explique Patrick Boullé Adjoint au maire. Nous avons une approche répressive mais aussi une approche pédagogique, celle-ci est déterminante. » En effet, les agents de cette jeune brigade font dans un premier temps appel au discernement des contrevenants.

Le déploiement de la brigade anti-incivilités a permis une amélioration progressive des comportements des automobilistes qui se traduit par une circulation nettement plus fluide dans les rues de Franconville, des carrefours désengorgés et des trottoirs libérés permettant aux piétons de circuler en toute sécurité.

Créée il y a quatre ans, l’application Franconville via laquelle les habitants peuvent signaler tous les problèmes d’incivilités constatés dans la commune joue également un rôle important dans ce combat. Afin de compléter le travail de surveillance, de répression et de sensibilisation de la brigade spécialisée, la vidéoverbalisation sera prochainement mise en place à des points stratégiques de la ville. Le boulevard Maurice Berteaux, les rues de Paris et de Taverny, la Gare, l’avenue du Général Leclerc seront équipés de caméras d’ici l’an prochain. « Une première phase de déploiement est actuellement opérée et une seconde le sera en 2022 », précise l’élu.

D’autre part, la mairie recrute actuellement trois agents de surveillance de la voie publique et huit agents vacataires école pour renforcer les effectifs.

Agrandissement du poste de police municipale

Ce mois-ci, les locaux de la police municipale font peau neuve. Grâce à l’agrandissement opéré lors de ce chantier, les brigadiers disposeront de locaux et vestiaires plus spacieux et d’une plus grande surface pour traiter et archiver les dossiers administratifs.

Au terme des travaux qui doivent s’achever d’ici à la fin de l’année, les agents du service disposeront de 300 m² en plus. En parallèle de l’agrandissement, le système informatique sera modernisé et les conditions de travail en seront bien sûr améliorées.

Budget : 158 000 € (TTC)

L’objectif est d’en finir avec les dépôts sauvages autour des bornes enterrées

Face à la multiplication des dépôts sauvages aux abords des bornes enterrées, la Ville a décidé d’agir concrètement. Sur les trente résidences bénéficiant de ce genre de points de collecte, certaines vont faire l’objet de travaux afin de limiter l’accès de ces bornes aux seuls résidents. Une des résidences du quartier Sequoia de la Gare a fait a expérimenté ce dispositif. Les bornes enterrées y ont été résidentialisées et le résultat est sans appel. Ces aménagements ont permis de faciliter les collectes du Syndicat. « L’aménagement des bornes enterrées était une volonté communale pour des questions environnementales. Le Syndicat Emeraude exigeait alors que ces points de collectes soient situés en bordures de rue. Le problème est qu’à l’usage, nous nous sommes rendus compte que les bornes enterrées ainsi disposées favorisaient les dépôts sauvages. En plus de nuire au cadre de vie des habitants, ces tas de déchets mis directement sur les plaques métalliques entourant les bornes enterrées empêchent le levage de la borne créant ainsi un cercle vicieux. Les points de collectes étant encombrés, les dépôts sauvages s’amoncellent. » indique Nadine Sense, Adjointe au maire. La mairie a décidé d’agir en partenariat avec les copropriétés. Fin octobre, ce sera au tour des bornes enterrées de la résidence située Boulevard Maurice Berteaux, d’être clôturées.

Un travail de sensibilisation mené avec les conseils de quartier

Depuis trois ans, la Ville et les Conseils de quartier unissent leurs forces pour agir contre les incivilités. Une campagne de sensibilisation est depuis relancée chaque année pour sensibiliser les habitants. Celle-ci est centrée sur plusieurs comportements récurrents. Déjections canines, masques jetés au sol, mégots, stationnement anarchique, décharges sauvages. Chaque jour, des agents des services voirie et espaces verts sillonnent la ville pour ramasser les dépôts sauvages. Une perte de temps et d’argent pour tout le monde. « Les membres des Conseils de quartier nous font remonter les incivilités auxquelles ils doivent faire face et nous adaptons nos supports de communication », explique Roland Chanudet, Conseiller municipal.

Ce mois-ci, de nouvelles affiches grand format seront visibles dans les neuf quartiers de la commune. « C’est un rappel à l’ordre nécessaire, déclare l’élu. Il y a de l’amélioration depuis les premières campagnes d’affichages mais tant que nous n’atteindrons pas un résultat concluant et acceptable pour les Franconvillois, la sensibilisation sera renouvelée autant qu’il le faudra. Sans tout ce travail de prévention, nous pourrions vite être débordés et cela impacterait la vie locale. » Pour rappel les incivilités coûtent 500 000 € à la ville, chaque année !

QUESTIONS À… Patrick BOULLÉ Adjoint au maire délégué à la Voirie, Régie Voirie et à la Sécurité

La police municipale fait actuellement peau neuve et des ASVP supplémentaires ont été recrutés. Pour quelle(s) raison(s) ce service ne cesse de se développer depuis quelques années comme dans la plupart des autres villes ?

« Les incivilités ne cessent d’augmenter. Tous les jours nous pouvons le constater, tant en terme de circulation ou de stationnement des véhicules que de jets d’objets de toute nature sur la voie publique. Nous ne pouvons pas accepter ces comportements répréhensibles et rester passifs. Il est fort dommage d’avoir besoin de la Police municipale pour gérer ces situations. Mais nous avons fait le choix d’augmenter une nouvelle fois le nombre d’ASVP et d’adapter leurs missions afin d’accroitre notre surveillance de la voie publique. Pour gérer les problèmes de stationnement et aider les ASVP,  la vidéoverbalisation est actuellement en cours de mise en place sur sept zones stratégiques de la commune. »

 Qu’est-ce que l’on peut espérer de ce dispositif ?

« L’objectif est d’endiguer les incivilités touchant à la circulation automobile et renforcer ainsi la sécurité des habitants lorsqu’ils se déplacent en ville. La vidéoverbalisation permet de renforcer la surveillance et constitue un élément dissuasif. Il est regrettable d’avoir à entrer dans une phase plus répressive, mais la prévention ne suffit malheureusement plus.»

Quels sont les besoins de la police municipale pour lutter contre les incivilités ?

« Nous devons continuer à travailler avec les conseils de quartier mais aussi les écoles afin de sensibiliser le plus grand nombre aux bons comportements à adopter. Des campagnes dédiées sont menées depuis deux ans et seront régulièrement relancées. »

Quels sont les moyens mis en place et ceux envisagés pour renforcer la lutte contre les dépôts sauvages ?

« Nous nous sommes rapprochés des copropriétés de la commune où des dépôts sauvages récurrents sont constatés afin de chercher ensemble des solutions pour endiguer ce phénomène. Ainsi nous les accompagnerons par exemple en limitant l’accès aux bornes enterrées aux seuls résidents. La vidéosurveillance et les patrouilles de nos agents ont également permis à plusieurs reprises de prendre en flagrant délit les auteurs de ces dépôts. »

Combien a coûté l’enlèvement et le tri des dépôts sauvages à Franconville l’an dernier ?

« Lorsque nous sommes confrontés à ce type d’acte, nous sommes contraints de faire appel aux services de l’agglomération Val Parisis pour mettre en décharge ce qui a été illégalement déposé. Ce service nous est bien évidemment refacturé. C’est autant de budget qui ne peut pas être utilisé ailleurs, et c’est d’autant plus rageant qu’un enlèvement régulier des encombrants est organisé et que l’accès à la déchetterie située au Plessis-Bouchard est grand ouvert aux Franconvillois. « 

Ce genre d’incivilités peut-il susciter un sentiment d’insécurité chez la population ?

« Effectivement. Outre l’aspect inesthétique et l’impact environnemental négatif qu’elle engendre, l’accumulation de ces objets, délaissés par leurs propriétaires indélicats, peut procurer un sentiment d’insécurité. Des trottoirs encombrés d’appareils électroménagers ou de vieilles planches ne contribuent pas à donner une bonne image de la ville. »

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