Rencontre avec Zahia Ziouani, cheffe d’orchestre engagée

Le 8 février, elle vient avec son Orchestre Divertimento sur la scène de l’Espace Saint-Exupéry pour présenter son spectacle Le Carnaval des Animaux aux JO. Sur son podium de cheffe d’orchestre, Zahia Ziouani s’est donnée pour mission de démocratiser la musique symphonique grâce à ses concerts ouverts à tous les publics.

Comment la musique a croisé votre chemin ?

C’est dans le cadre familial que j’ai découvert la musique. Suite à cette passion partagée en famille, j’ai eu l’opportunité d’intégrer le Conservatoire de Pantin là où j’ai grandi et j’ai pu découvrir les instruments et la musique. J’ai rapidement été passionnée par la musique symphonique donc j’ai décidé de pratiquer l’alto pour découvrir l’orchestre et ce métier de cheffe d’orchestre qui est le mien aujourd’hui.

En 1998, vous créez divertimento, quelles sont les idées et envies derrière la création de cet orchestre ?

Le territoire dans lequel j’ai grandi en Seine-Saint-Denis ce n’était pas l’endroit où j’allais voir les concerts. Quand nous voulions voir un orchestre, nous devions nous rendre à Paris et ma mère devait se débrouiller pour trouver des places pas trop chères. Aussi, un de mes premiers choix a été de donner la possibilité à mon orchestre de vivre et de faire vivre la musique dans des territoires où elle est moins accessible. J’ai souhaité aussi créer une certaine dynamique en allant à la rencontre des publics et en faisant des actions culturelles avec les musiciens et mes équipes.

Vous vous êtes donnée pour mission de démocratiser la culture et la musique symphonique, pourquoi est-ce important pour vous ?

La musique symphonique c’est de l’art, ce sont de belles œuvres qui doivent être accessibles à tout le monde. L’ouverture culturelle, c’est très important pour permettre aux jeunes de découvrir le monde, d’être curieux. C’est quelque chose qui doit être disponible et accessible à tous et pas seulement à ceux qui habitent dans une grande agglomération ou à ceux qui ont des moyens. La musique symphonique est encore à mes yeux trop exclusive parce qu’il faut tout de suite aller dans des grandes salles de concert, souvent chères, alors que la puissance et la beauté de cette musique nécessiteraient que tout le monde ait l’opportunité d’y avoir accès.

D’où vous est venue cette idée de transformer le célèbre carnaval des animaux pour y intégrer les JO ?

Dans ma ligne artistique, j’ai toujours aimé montrer que la musique symphonique n’est pas forcément ancrée dans le passé, qu’elle peut être en lien avec des sujets contemporains. C’est le cas aujourd’hui avec les Jeux Olympiques 2024, il y a plein de choses à raconter donc c’est intéressant de s’inspirer de ça pour parler des valeurs olympiques, de la découverte de l’autre, du dépassement de soi … et d’en parler à travers une analogie avec les animaux.

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