Le Bois des Eboulures, le poumon vert de la ville

Espace boisé de 55 hectares, le Bois des Éboulures est ouvert à tous ceux désirant se promener en toute quiétude et s’oxygéner. Il est propice à l’observation de la nature ou même à la pratique du sport. Exemple réussi d’intégration d’une zone naturelle dans un périmètre urbain, il est indispensable de le préserver.

Une préservation primordiale

Considéré comme le poumon vert de Franconville, le Bois des Éboulures est porteur d’une biodiversité très riche.
Cependant, la tempête de 1999 a profondément modifié son paysage, avec plus de 1 200 arbres déracinés. « Depuis, nous avons eu de cesse de replanter », explique Nadine Sense, Adjointe au maire en charge de l’Environnement, des Espaces verts, du Développement durable et de la Commande publique.
« Les initiatives se sont multipliées ces dernières années. Au total ce sont près de 2 500 arbres qui ont été plantés, à l’initiative de la ville, notamment via une micro-forêt à laquelle les enfants des écoles de la ville ont été associés.
Lors de la dernière Journée au Bois, en septembre dernier, 50 arbres ont été ajoutés à côté de la piste de BMX, avec l’aide d’enfants franconvillois. Des étiquettes avec leur nom ont d’ailleurs été placées sur chacun. L’objectif étant de faire participer les générations futures, afin qu’elles s’approprient le Bois », ajoute l’élue.

Depuis 2017, le Bois des Éboulures est intégré au réseau des Refuges LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Ce programme vise à améliorer la connaissance de la biodiversité du site grâce à des inventaires réguliers de la faune et de la flore, réalisés selon des protocoles standardisés. À partir de ces observations, la LPO formule des recommandations à la ville
pour préserver et développer la biodiversité.

Depuis près de dix ans, plusieurs actions ont ainsi été mises en œuvre :

  • développement d’une ceinture végétale autour de la mare entre les boisements
  • création de prairies par une gestion différenciée des gazons
  • restauration de zones humides forestières
  • maintien de bois morts au sol et sur pied

Cette dernière pratique est indispensable pour nourrir la terre, enrichir les sols et préserver la biodiversité : les troncs et les cavités abritent de nombreux insectes, des oiseaux et de petits mammifères, tandis que les branchages au sol protègent la terre contre l’érosion et le piétinement. Selon les chiffres de l’Office national des forêts, au moins 20 % des espèces forestières ont besoin des arbres morts pour survivre. « Ces mesures sont primordiales pour la survie du Bois des Éboulures », explique Nadine Sense.

Parmi les aménagements réalisés, un radeau flottant a également été installé sur le plan d’eau pour permettre aux canards, hérons et poules d’eau de venir s’y réfugier en période de nidification. Des nichoirs à mésanges ont aussi été installés : ces oiseaux contribuent à la lutte contre les chenilles processionnaires et peuvent en manger jusqu’à 500 par jour ! Les premières étapes de la création d’une lisière forestière sont également en cours.

Le soir, le Bois des Éboulures est en trame noire, c’est-à-dire avec un éclairage limité aux cheminements et à certaines allées afin de protéger les espèces animales nocturnes.

« Pour ne pas détruire cette biodiversité et afin de préserver cet écrin de verdure, il est très important de rester dans les allées prévues. Les entrées seront prochainement réorganisées, pour qu’elles soient davantage identifiées, et que plus personne ne saute par-dessus les clôtures », annonce Nadine Sense. En effet, les sols sont une immense réserve de carbone : éviter leur tassement est un enjeu majeur.

Une biodiversité importante

Le Bois des Éboulures abrite une faune et une flore diversifiées, certaines espèces sont présentes toute l’année, d’autres qu’à certaines périodes ou occasionnellement.

  • Des oiseaux : pinson, chardonneret, pie, grive, étourneau,
    rouge-gorge, mésange, merle, hirondelle, pic vert et
    épeiche, épervier héron cendré, canard, poule d’eau,
    chouette hulotte…
  • Des odonates : libellules, demoiselles…
  • Des amphibiens : crapaud commun, triton palmé, grenouille verte
  • Des mammifères : chauve-souris dont pipistrelle commune, renard, écureuil roux, taupe d’Europe, musaraigne…
  • Des arbres : Chêne sessile et pédonculé, hêtre commun, charme commun , saules gris et saule blanc…
  • Des fleurs : jacinthes des bois, géraniums sauvages, anémone des bois, cerfeuil des bois, muguet, jonquilles sauvage …

Participez à la connaissance de la biodiversité !

Partagez vos observations de faune et de flore au Bois des Éboulures comme ailleurs.
– Faune : https://www.faune-iledefrance.org/ (application Naturalist sur smartphone)
– Flore : https://lobelia-cbn.fr/ et application Lobelia Mobile sur smartphone : https://lobelia-mobile.netlify.app/
Pour aider la collectivité à préserver sa biodiversité vous pouvez aussi rejoindre le réseaux des refuges LPO chez vous (balcon,
jardin), dans votre entreprise, votre établissement ou votre: https://www.lpo.fr/s-engager-a-nos-cotes/creer-un-refuge-lpo

Attention aux feux !

Alors que les incendies estivaux ont ravagé environ 98 000 hectares de forêt, notamment en Gironde, dans les Landes, à Fontainebleau et dans le Var, et que la sécheresse est de plus de plus d’actualité, il faut redoubler de vigilance, même en période hivernale.

Les sapeurs-pompiers du Centre d’incendie et de secours de Franconville rappellent ce qui est prohibé :

1. Ne jamais jeter de mégot dans la nature
Eteignez toujours complètement vos mégots et déposez-les dans un cendrier, jamais au sol, ni par la fenêtre d’un véhicule. De
plus, un mégot met également plusieurs années à se dégrader et libère des substances toxiques et des microplastiques qui polluent les sols et les eaux et nuisent à la faune.
2. Être prudent avec les barbecues et les feux
Ils doivent être réalisés uniquement dans des endroits autorisés et sécurisés, loin de toute végétation sèche. En période de risque élevé, il faut strictement respecter les interdictions en vigueur.
3. Éviter les travaux produisant des étincelles
Meuleuses, disqueuses, débroussailleuses ou autres matériels peuvent provoquer un départ de feu. Par temps sec, chaud ou
venteux, mieux vaut reporter ces travaux et toujours prévoir un moyen d’extinction à proximité.
4. Entretenir les abords des habitations
La sécheresse rend la végétation plus inflammable. Cependant, même sèche, celle-ci joue un rôle important dans l’écosystème.
Il convient donc de ne pas tout supprimer systématiquement, mais de débroussailler, couper les herbes sèches et éliminer
les végétaux morts afin de limiter la propagation d’un éventuel incendie et faciliter l’action des secours.
5. Alerter immédiatement les secours
Face à un départ de feu, il faut appeler sans délai le 18 ou le 112, donner une localisation aussi précise que possible et ne jamais se mettre en danger pour tenter d’éteindre seul un incendie.

Le message du chef de Centre de Secours de Franconville

« Face aux feux de végétation, la prévention reste notre meilleure protection. Un simple mégot, une étincelle ou un barbecue mal maîtrisé peuvent suffire à provoquer un départ de feu. La vigilance de chacun est essentielle.
Et si un feu se déclare, il faut alerter rapidement les secours en composant le 18 ou le 112, sans jamais se mettre en danger. », explique le lieutenant Ludovic Paris, le nouveau chef du centre de Franconville.

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