Portraits de femmes

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À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, la ville de Franconville a choisi de mettre à l’honneur les femmes à travers cinq portraits aussi riches que variés. Découvrez ces cinq personnalités aux parcours uniques et inspirants.

Vanessa Cladier, praticienne bien-être :

J ‘ai suivi une scolarité normale malgré le fait que j’étais touchée depuis petite par une pathologie dégénérative affectant ma vision. Après mes études, j’ai construit ma famille et ai travaillé dans l’associatif pour les personnes âgées et les femmes victimes de violence.

Chargée de famille j’ai ensuite trouvé un emploi plus pérenne en métropole. J’ai donc quitté la Guadeloupe direction l’Hexagone et arrivée sur place j’ai fait connaissance avec l’association Valentin Haüy qui est au service des aveugles et des malvoyants. J’ai découvert grâce à eux, une formation de praticienne bien-être adaptée aux personnes déficientes visuelles que j’ai suivie pendant 1 an. Dès lors, j’ai pu proposer mes services de praticienne lors d’un stage à la mairie.

Une fois diplômée j’ai réalisé des prestations pour plusieurs entreprises et par la suite j’ai pu créer mon autoentreprise « Dans ma bulle » en mars 2023.

Depuis, je réalise des massages bien-être en entreprise, en institut, à domicile et anime des ateliers de prise de conscience du corps et de relaxation. Depuis toute jeune, j’ai toujours eu les mains posées sur les épaules des gens, j’ai toujours aimé apporter du réconfort, peut-être dû au fait de ma pathologie.

Quand ma maladie a évolué et que ma vue a diminué je me suis dit que c’était peut-être le moment de me lancer enfin dans l’aventure. Grâce à la formation effectuée, j’ai appris à mieux gérer mon handicap, j’ai repris confiance en moi et petit à petit j’ai assumé ma canne.

Aujourd’hui, ma pathologie ne me freine plus dans mon parcours. Si quelques potentiels clients sont frileux des risques que cela implique d’employer une personne déficiente visuelle, la majorité sont quand même bienveillants. J’ai des retours très positifs des gens que j’ai massés et ma famille m’apporte un soutien indéfectible donc tout cela me conforte dans mon choix de parcours. Un clin d’oeil à mes enfants qui disent que je suis Handi’capable. »

Isabelle Pinto, coiffeuse :

Je me suis lancée dans la coiffure à 14 ans en faisant mon préapprentissage puis un apprentissage classique dans un salon. Ça m’a plu immédiatement et depuis je n’ai jamais arrêté.

J’ai ouvert mon salon actuel à Franconville en 2006 et aujourd’hui l’amour du métier est toujours là. J’adore coiffer, j’adore échanger avec les clients, j’aime le beau, j’aime prendre soin d’eux et les voir ressortir de mon salon avec le sourire. Le métier et la coiffure ont beaucoup évolué depuis mes débuts et la relation entre un client et son coiffeur n’est plus la même.

Aujourd’hui, on sent bien que c’est plus difficile pour certains clients. Parfois les gens se livrent et on comprend un peu mieux leur quotidien le temps d’une coupe. Si j’adore coiffer, j’aime également beaucoup enseigner et transmettre mon savoir et mes connaissances. J’ai deux employés dans mon salon, ils étaient mes apprentis, je prends toujours des apprentis car pour moi c’est un plaisir de partager mon amour du métier.

Aujourd’hui, j’ai prévu de m’effacer un peu du salon, de moins coiffer pour qu’ils puissent pratiquer plus. Je m’intéresse aussi à l’enseignement donc pourquoi pas un nouveau défi, devenir professeur de coiffure en école. J’ai également à cœur de soutenir le commerce local de ma ville, il y a donc plus de 5 ans maintenant, j’ai intégré l’association des commerçants franconvillois, Action Com. Je fais partie du bureau et je participe souvent à l’organisation des animations, à la mise en place des actions.

Pour moi, c’est important de faire vivre le centre-ville et nos commerces locaux. Et puis, c’est toujours un plaisir de faire la crêpière à nos stands, j’adore ça, l’ambiance est géniale et ça fait des supers souvenirs. »

Ludivine Furnon, gymnaste professionnelle :

J ’ai découvert la gymnastique plutôt tard, à l’âge de 12 ans. J’ai commencé par m’entraîner à Nîmes, puis j’ai rejoint le Centre national de Marseille. Deux ans seulement après avoir débuté j’ai obtenu la première médaille de bronze au sol de l’histoire française au Championnat du monde. J’avais 15 ans.

Ce podium m’a fait décoller et tout s’est enchaîné très vite, je suis passée de l’ombre à lumière très rapidement, ce n’était pas toujours évident mais j’étais passionnée. Cinq ans après, en 1996 je participe à Atlanta et en 2000, je deviens Championne d’Europe en remportant la médaille d’or. Les Championnats d’Europe de 2000 sont un très beau souvenir pour moi parce qu’il y avait beaucoup d’attente, beaucoup de pression et j’ai réussi à faire face à tout ça grâce à un vrai travail mental pour me recentrer uniquement sur la performance. Je me souviens, j’avais l’impression de voler, ce moment est resté gravé en moi.

En 2000, je me blesse deux semaines avant les Jeux Olympiques de Sydney, cela ne m’a pas arrêtée pour autant puisque j’ai participé aux JO de Sydney aux barres asymétriques et décidé de partir rejoindre le Cirque du Soleil à Las Vegas. C’est alors une toute nouvelle vie pour moi, pendant 6 ans j’enchaîne les représentations et je rencontre Nicolas, mon compagnon et partenaire de scène. Ensemble, nous décidons de monter un numéro de portés et depuis nous sommes invités partout dans le monde pour le performer. Je suis d’ailleurs très touchée que mon nom ait été choisi pour le nouveau complexe gymnique de Franconville, c’est un bel honneur.

Ma vie actuelle est très intense et cela demande une certaine organisation et une bonne hygiène de vie. Je dois bien faire la part des choses, je continue à faire mon métier, à vivre ma passion notamment avec un de mes numéros far de pôle danse mais également mon duo qui a fait le tour du monde.

Je suis également maman de deux enfants et je ne veux pas bannir ma vie de femme et de famille, je dois combiner les deux, c’est ça être une femme. ».

Christiane Zamboni, présidente de l’association retraite sportive de Franconville :

En 1972, j’ai obtenu mon diplôme d’informatique alors que l’informatique n’en était qu’à ses débuts et surtout à cette époque là c’était surtout un métier d’hommes. J’ai commencé ma carrière dans une entreprise pétrolière, j’étais seulement la troisième femme dans un service de plus de 120 personnes. Je me souviens qu’à l’époque, je peinais pour réussir à obtenir une promotion et ce malgré mon travail.

Un jour, je suis allée voir mon chef de service en lui donnant deux semaines pour me régler notre différent. Au bout des 15 jours, il m’a expliqué qu’il n’y avait rien à faire, j’ai supposé qu’étant une femme mariée avec un seul enfant il pensait que j’allais sûrement en vouloir un deuxième donc la promotion n’était pas d’actualité. J’ai posé ma lettre de démission sur son bureau.

J’ai intégré une grande entreprise pharmaceutique, j’y suis restée jusqu’à la fin de ma carrière. Pendant les 10 dernières années de ma vie active j’ai été élue secrétaire du Comité d’Entreprise.

Je suis partie à la retraite en 2010 et j’ai tout de suite adhéré à l’ARSF. Après avoir passé la majorité de ma vie à travailler et à traiter une centaine de mails par jour, passer sa journée à ne rien faire et à rester devant la télévision toute la journée me paraissait inenvisageable.

Je suis, aujourd’hui Présidente de l’ARSF depuis 2 ans maintenant. Je m’occupe de faire vivre cette association, aidée par beaucoup de bénévoles de l’association, j’assiste à de nombreuses réunions, en m’assurant que tout se déroule le mieux possible.

En parallèle, je pratique l’aquagym et le tir à l’arc. Le sport est indispensable pour conserver une bonne hygiène vie et peut-être pour la prolonger le plus longtemps possible. »

Laly, Sapeur-pompier volontaire :

Je suis rentrée à la caserne de Franconville en tant que jeune sapeur-pompier quand j’avais 14 ans. Pendant quatre ans, j’ai fait des entraînements, j’ai appris les manœuvres et les actions à mener durant les missions et depuis l’année dernière, je suis officiellement passée sapeur-pompier volontaire.

Ce que j’aime le plus c’est le fait de me sentir utile et de pouvoir aider les gens lors des missions de secours à la personne ou tout type d’urgence. Durant la semaine, je suis étudiante en STAPS à l’université de Nanterre et le week-end, je suis de garde à la caserne. Ce n’est pas toujours facile mais l’accueil à Franconville est super et mes collègues sont tous très bienveillants.

Un de mes plus beaux souvenirs en tant que sapeur-pompier, remonte au dernier Noël. J’étais de garde le 25 décembre, c’était la première fois que je passais Noël sans ma famille et finalement j’ai passé la journée avec mes collègues et c’était un super moment.

Même si dans certains esprits, une caserne reste un milieu d’hommes, moi à la caserne de Franconville je n’ai jamais ressenti ça. Les femmes et les hommes sont traités de manière égale et tout le monde est bien intégré ».

Un message pour les femmes de demain…

Il est important d’avoir conscience de ses faiblesses pour les exploiter et réussir à en faire sa force. » Vanessa.

Il faut toujours faire les choses par amour. Si l’on est passionné par son métier et qu’on le fait tous les jours avec le sourire tout est plus simple. » Isabelle.

Il faut travailler tous les jours sans relâche et surtout ne pas se décourager si on n’y arrive pas. Avec de la volonté, au final, on peut arriver à tout. » Ludivine.

Il y aura sûrement des embûches sur votre chemin. Malheureusement, certaines mentalités n’ont pas évolué, même encore aujourd’hui. Mais il ne faut pas avoir peur des autres car en y allant à fond on leur prouve qu’ils avaient tort. » Christiane.

Il ne faut pas hésiter, il faut se lancer, voir ce que ça donne et très souvent on n’en tire que du positif. » Laly.

 

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